Coopération et relations culturelles

La coopération française au développement emploie les fonds libérés par l’annulation de la dette publique de la Bolivie à l’égard de la France, dans le cadre de l’initiative PPTE (Pays Pauvres Très Endettés) de la Banque mondiale. Ces fonds, dont le total se monte à 16,9 millions d’euros, sont mis en œuvre dans le cadre d’un « Contrat de Désendettement et de Développement » (C2D) qui définit des secteurs d’application (santé et gestion publique), choisis en concertation avec le gouvernement bolivien conformément au Plan National de Développement.

Dans le domaine de la santé, le C2D a permis depuis 2003 de construire et d’équiper un hôpital et un laboratoire de niveau P3 à Santa Cruz, de renforcer les réseaux de santé et l’accès des populations aux soins, et de lutter contre la malnutrition infantile.

Dans le domaine de la gouvernance, les fonds du C2D ont été employés depuis 2009 pour soutenir le développement de l’Ecole de Gestion Publique Plurinationale (EGPP), en renforçant notamment la formation continue des fonctionnaires de l’Etat et des Collectivités Territoriales et en encourageant les activités de recherche liées à la gouvernance et à la gestion publique.

Appuyée par la présence sur place d’un attaché de sécurité intérieure, notre coopération institutionnelle est active dans les secteurs de la police judiciaire, de la sûreté aéroportuaire, de la lutte contre le trafic de drogue et dans le domaine pénitentiaire (des formations de policiers, douaniers et magistrats boliviens sont régulièrement organisées).

La coopération culturelle s’appuie quant à elle sur un réseau d’institutions qui regroupe : le Lycée franco-bolivien de La Paz (environ 1.000 élèves), l’Ecole Française de Santa Cruz (250 élèves, en pleine expansion), cinq Alliances Françaises (La Paz, Cochabamba, Santa Cruz, Sucre et Tarija, soit près de 3.000 étudiants dont la moitié à La Paz), une antenne de l’Institut français d’études andines (IFEA) dont le siège est à Lima, ainsi qu’une antenne de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), forte d’une trentaine de chercheurs. Ce réseau assure la promotion de la langue française, de l’enseignement français (primaire, secondaire mais également supérieur à travers l’agence Campus France), de la pensée et de l’expertise scientifique françaises et de nos industries culturelles. La France et la Bolivie ont signé un accord culturel en 1966.

En outre, il existe à ce jour dix-huit (18) partenariats et accords-cadres de coopération universitaire entre établissements français et boliviens. Les échanges d’étudiants concernent essentiellement des formations liées à la santé et à l’architecture. Ces derniers ont vocation à se développer, notamment avec l’appui de la coopération décentralisée. De son côté, la France accueille chaque année environ 250 étudiants boliviens, dont c’est le quatrième pays d’accueil.

On ne négligera pas, non plus, le rôle de nos ONG engagées dans le développement.

La communauté française en Bolivie représente environ 1.300 ressortissants, répartis principalement entre La Paz et Santa Cruz.

Environ 30.000 touristes français ont visité la Bolivie en 2011, nombre en constante augmentation malgré l’absence de desserte aérienne directe.

publié le 09/07/2012

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